L'UNA lui a donc permis de réaliser une seconde période d'immersion, en novembre, sur un poste d'aide à domicile. Mme Lecomte, sa tutrice, lui a fait découvrir une autre facette du métier, l'assistance au domicile des personnes. Un stage qui a confirmé son aptitude et son envie d'accompagner des personnes dépendantes, excepté pour l'aide à la toilette, tâche sur laquelle il se sent mal à l'aise.
A l'issue de ces deux périodes de stages, l'UNA Pays d'Ouche, d'Auge et d'Argentan, lui a proposé un premier CDD de remplacement de 3 semaines."Un poste sur mesure, sans toilette, réfléchi par la direction, pour pallier à un besoin récurent en personnel", nous avait expliqué M. Raton lors de notre dernier petit déjeuner thématique. Au regard de sa motivation et de ses compétences, son contrat a été prolongé d'un mois avant d'aboutir à un CDI.
Depuis le 1er février 2023, M. Fert s'épanouît en exerçant un métier qui lui plaît beaucoup. "Je ne me suis jamais senti aussi utile", explique t-il, "j'accompagne une dizaine de personnes sur différentes tâches quotidiennes essentielles mais qu'elles ne peuvent plus exécuter seules. Les aider, faire en sorte qu'elles se sentent bien me rend heureux. Pour cela, il faut savoir s'adapter, créer un bon contact, apprendre à connaître la personne, ses habitudes, ce qu’elle aime et ce dont elle a besoin pour l'accompagner correctement."
L'aide à domicile accompagne la personne à de nombreux niveaux. Il est donc important que ce professionnel possède une grande polyvalence. "Mes journées se suivent mais ne se ressemblent pas", indique M. Fert, "je fais l’entretien du domicile, je confectionne des repas pour les uns ou j’aide à leur préparation pour d’autres, j'accompagne également quelques personnes pour leurs courses même si le plus souvent elles me laissent les faire seul. Je passe surtout beaucoup de temps à écouter et à discuter avec elles. Beaucoup ne voient que nous, nous sommes souvent leur seul visite de la journée. Quand on vient, cela les sort de leur solitude et ça, c'est vraiment chouette!"
"Pour conclure, je dirais que mon passage à l'AIPAA m'a permis de me remettre en route. Cela faisait presque 3 ans que je n'avais pas travaillé et j'avais besoin de retrouver un rythme et des habitudes de travail, de retrouver une vie sociale, des collègues. J'avais besoin d'un coup de pousse. On m'a aidé et aujourd'hui, je suis fier d'aider à mon tour! A ceux qui pensent que c'est un métier de femmes, je leur dit simplement d'essayer, de venir constater combien ce métier est utile et gratifiant !"